La ville de Beaune fait partie de la Bourgogne indépendante et rebelle, celle des ducs de Bourgogne. Le duché connaît son apogée territoriale et artistique sous le règne des Valois; Philippe-le-Hardi (1364-1404), Jean-sans-Peur (1404-1419), Philippe-le-Bon (1419-1467) et Charles-le-Téméraire (1467-1477) ont fait de cette région un état puissant et rayonnant.
Et ce, malgré les épreuves qui se succèdent durant cette période : la guerre de Cent Ans, la bande des Ecorcheurs (soldats démobilisés de la guerre ) sévissant dans le Nivernais ou les incursions des troupes de Louis XI pour reprendre le pouvoir.

Stendhal, lors d'une escale en Bourgogne, découvre Beaune et son célèbre Hôtel-Dieu :

"Beaune est située sur un sol calcaire : on a planté une jolie promenade le long des remparts, et la Bourgeoise, petite rivière fort limpide et pleine de grandes herbes vertes qui flottent avec l'eau, traverse la ville. La cour de l'hôpital offre de jolis restes d'architecture gothique. Nicolas Rolin, chancelier de Philippe, Duc de Bourgogne, fonda cet hôpital en 1443. Il est bien juste, dit Louis XI, que Rolin, après avoir fait tant de pauvres, construise un hôpital pour les loger." Mémoires d'un touriste




En dépit de l'ironie que prête Stendhal à Louis XI, Nicolas Rolin a en effet décider de créer un hôpital pour y accueillir les plus démunis.




L'écrivain anglais Henry James effectua un Voyage en France à la fin du XIXe siècle. Beaune fut sa dernière étape régionale avant son retour sur Paris et lui laissa en bouche "le goût sucré d'une reinette grise". [...]


En 1457, les travaux sont achevés et les malades abondent dans la salle des pauvres, où ils sont reçus par des religieuses. Ces dernières sont encore présentes dans l'établissement lorsque Henry James le visita. [...]

La réputation des hospices de Beaune grandit au fil des ans et garda son esprit initial de charité et de soin. Grâce aux nombreux dons et legs, l'Hôtel-Dieu compte près de 57 hectares de Grands Crus et de Premiers Crus.

Aujourd'hui la célèbre vente aux enchères des vins des hospices de Beaune permet de financer des actions sociales. Chaque année, cette vente de charité réunit tous les amateurs de bourgogne !

Alphonse de Lamartine est un enfant de la Bourgogne : né à Mâcon en 1790, il a grandi à Milly et fini ses jours au Château de Saint-Point. Dans son recueil Les Méditations, Lamartine chante la vineuse Bourgogne de son enfance :

"Autour du toit qui nous vit naître
Un pampre étalait ses rameaux" [...]

Près de cent ans après l'éloge de Lamartine, un autre écrivain, bourguignon également, évoque la vigne de son enfance.
"Point de pampres au-dessus de mon berceau [...]".

Il s'agit de Colette qui est née et a grandit à Saint-Sauveur, dans la Puisaye. Elle consacrera à son pays natal, les deux premiers volumes des Claudine, Claudine à l'école et La maison de Claudine, ainsi que le récit dédié à sa mère, Sido.

Pour visiter virtuellement les hospices de Beaune, sa partie historique comme le centre hospitalier contemporain, pour avoir des informations sur le vignoble et sur la vente aux enchères des vins, cliquez là !

L'office du tourisme de Beaune présente la ville, l'histoire et la géographie locale, le patrimoine à découvrir et délivre des informations pratiques (hébergement, restaurants...).

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