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Gastronomie
Dotés d'une forte personnalité et d'un bel appétit
de vie, les bourguignons ont forgé leur caractère
en symbiose avec leurs paysages. Ce ne sont que des collines et
des vallons, arrondis comme les habitants dont la truculente bonhomie
est devenue légendaire. De tout temps, la Bourgogne a été
renommée pour son "bon boire" et son "bien
manger". Ainsi la réputation de ses vins et de sa gastronomie
est établie depuis l'époque gallo-romaine et les enseignes
culinaires conservées au musée d'art et d'archéologie
en témoignent.

Il
faut dire que cette terre généreuse bénie des
Dieux dispose d'une variété de produits exceptionnelle.
Les élevages de l'Auxois, du Bazois et du Charolais fournissent
une excellente viande bovine. La Bresse est unique pour la production
de volailles, chapons et dindes de qualité. Dame nature se
montre elle aussi fort généreuse. Elle offre un gibier
abondant dans les forêts, des poissons blancs à la
chair subtile dans la Loire et dans la Saône, des truites
et des écrevisses dans les rivières morvandelles ,
des escargots et de délicieux champignons: mousserons, cèpes,
morilles, girolles, truffes . Une véritable manne appréciée
à sa juste valeur! Alors, évidemment, la solide cuisine
bourguignonne qui se concocte souvent avec du vin occupe l'une des
premières places mondiales!
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Au
menu
Les gougères : bouchées soufflées faites
de pâte à chou au fromage qui accompagnent la dégustation
des grands crus blancs: chablis, corton, meursault.
La meurette : sauce onctueuse à base de vin aromatisé
et épicé, liée avec du beurre et de la farine.
Elle accompagne les ufs pochés, les poissons et la
cervelle.
Le saupiquet : sauce à base de vin blanc et de crème
qui accompagne le jambon à l'os coupé en tranche et
poêlé.
Le buf bourguignon : plat traditionnel à base
de collier de buf longuement mijoté dans du vin rouge
avec des oignons et des lardons
La pôchouse : matelote au vin blanc de poissons d'eau
douce: brochet, tanche, carpe ou anguille.
Le sandre : ce fin poisson de rivière est servi avec
une fondue d'échalotes et une sauce au vin rouge.
Le lapin à la dijonnaise : cuit dans une sauce à
la moutarde... de Dijon !
Les escargots de Bourgogne : ils sont préparés
avec du beurre aillé et cuits en cocotte selon une recette
qui remonterait à 1825.
La Bourgogne
et son terroir
Ballade
gourmande en Bourgogne
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Le
cassis
Les
petits arbustes aux fruits noirs très aromatiques poussent
dans les champs qui ceinturent Dijon et sur les coteaux de Nuits.
Depuis un siècle, la liqueur de cassis, AOC "Cassis
de Dijon", est commercialisée par Lejay-Lagoute. Pour
obtenir cette crème, les baies sont broyées avant
de macérer dans de l'alcool neutre additionné de sucre.
C'est le fameux chanoine Kir, maire de Dijon de 1945 à 1968,
un vrai bourguignon, ecclésiastique pittoresque, homme politique
truculent, qui a fait du "blanc-cassis" l'apéritif
officiel de toutes les réceptions à l'hôtel
de ville qui n'est autre que l'ancien palais des Ducs de Bourgogne.
Au fil du temps, Kir est devenu le nom de cette boisson très
populaire même lorsqu'on le qualifie de "royal"
en ajoutant du champagne et non le traditionnel vin blanc à
la liqueur de cassis.
Les
apéros à la liqueur de cassis
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La
moutarde
La
moutarde était déjà prisée par les Egyptiens,
les Grecs et les Romains pour rehausser viandes et poissons. Elle
avait de multiples vertus . Pline l'Ancien affirmait qu'une "femme
froide et paresseuse peut devenir avec quelques cuillerées
de moutarde, une épouse idéale!" Dans une maison,
ses graines étaient sensées chassées les mauvais
esprits...
Très répandue en Bourgogne dès le Moyen Age,
la dénomination "moutarde de Dijon " est réservée
depuis 1937 aux moutardes en pâtes fabriquées avec
des produits blutés - opération qui consiste à
débarrasser la moutarde de ses impuretés en les éliminant
au tamisage.
La moutarde de Dijon est la moutarde la plus consommée par
les Européens. Sa production atteint 100 tonnes par jour
. La société Amora, un des principaux producteurs
mondiaux, a créé un musée à Dijon qui
retrace toute l'histoire de ce produit de consommation courante
dont nous ignorons bien souvent les origines, la culture, la fabrication
et l'exploitation.
Tout
savoir de la moutarde
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Les
fromages
La
Bourgogne, c'est un plateau de vingt-sept fromages, parfois très
locaux, à la saveur inimitable, qui se découvrent
au hasard des pérégrinations. Citons "L'ami du
chambertin", le "brillat savarin", le "cîteaux"
, le "bouton de culotte", le "cendré de vergy",
le "soumaintrain", le "palet de Bourgogne",
le "petit creux", le "saint-florentin" et bien
sûr le fameux fromage d' Epoisses à pâte molle
qui porte le nom de ce village d'Auxois où on le fabrique.
Le fromage d'Epoisses est né au 16ème siècle.
La tradition orale attribue sa création aux moines cisterciens.
Les fermières des environs se seraient appropriées
leurs secrets. Les pierres d'égouttage, les séchoirs
exposés nord-est, les celliers et caves d'affinage omniprésents
dans les bâtiments ruraux témoignent d'une incessante
et intense activité fromagère.

Après
un léger emprésurage du lait , la coagulation du fromage
s'effectue puis le caillé est mis à égoutter.
Les fromages démoulés et salés sont placés
sur les claies, dans une salle de séchage fraîche et
ventilée. Lorsque cette opération est achevée,
les fromages sont affinés sans hâte. Chaque fromage
est lavé deux à trois fois par semaine avec une eau
progressivement enrichie en Marc de Bourgogne. Levures et ferments,
participent à l'épanouissement de ses arômes
et de ses saveurs et lui donnent sa couleur unique, rouge orangé.
Au total, la fabrication de l'époisses prend cinq à
huit semaines d'affinages avec des soins attentifs et réguliers.
Fromages
de Bourgogne
L'époisses
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Au
fil de l'eau
Avec
1200 km de rivières et de canaux à travers les vignobles,
les invitations à la croisière sont multiples. La
Bourgogne dispose de plus de 500 bateaux habitables sans permis
particulier, au départ d'une trentaine de bases de location
et d'une douzaine de péniches offrant des croisières
fluviales.
On peut ainsi réaliser son rêve d'enfant, être
capitaine à la barre de son bateau et aller confortablement
d'écluses en découvertes, au gré de son humeur.
On peut s'arrêter aussi longtemps que l'on veut et pour peu
que l'on ait pensé à embarquer des vélos ,
s'offrir quelques excursions. Il y a tant de choses à voir!
Les repas se prennent à bord, tout en naviguant mais cela
n'exclut pas quelques haltes gourmandes histoire de goûter
la fameuse cuisine bourguignonne car le tourisme fluvial est un
vrai art de vivre dont il faut, une fois dans sa vie, avoir apprécié
la douceur.
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