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Gastronomie
Pays
du bien manger, la Normandie offre un ensemble de spécialités
basées sur des produits régionaux naturels.
Le bocage offre aux vaches une nourriture abondante et riche qui
assure une haute qualité à leur lait.
Le
beurre et la crème tiennent une place privilégiée
pour toutes les préparations culinaires, des entrées
aux desserts et les fromages, le camenbert au lait cru, Pont L'Evêque,
Livarot, Pavé d'Auge et le Neufchâtel sont particulièrement
savoureux.
La pomme est la reine des fruits normands. Avec elle, on concocte
les plus délicieuses tartes et c'est grâce à
elle que l'on fabrique le cidre, le calvados et le pommeau qui arrosent
tous les repas traditionnels.
Le mouton de pré salé est uniquement élevé
dans les prés en bordure de mer de la baie du Mont Saint-Michel.
Ils sont recouverts lors des grandes marées. L'herbe qui
y pousse est salée et les moutons qui la mangent ont une
saveur particulière.
La Normandie est la région de pêche de la coquille
Saint-Jacques la plus importante de France. La baie du Mont Saint-Michel
cultive des moules. Et la région bénéficie
de tous les produits de la mer : poissons, coquillages et crustacés.
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Au
menu:
L'andouille
de Vire : monument de la charcuterie française. Les boyaux
bien grattés sont longuement fumés à la sciure
de hêtre avant d'être cuits dans un bouillon.
Gigot
d'agneau pré salé du Mont Saint Michel
Cet
agneau mythique tire sa délicate saveur des herbes de la
baie du Mont-Saint-Michel dont il se nourrit.
L'herbe qui pousse sur les terres en bord de mer recouvertes quatre
à six fois par an par les grandes marées est salée
et parfume la chair des moutons.
Canard
à la Rouennaise : le canard est étouffé
puis cuit. Il est servi avec une sauce au sang.
Tripes
à la mode de Caen : de la panse, du bonnet, de la caillette
et du pied de buf, quelques rondelles de carottes et un bouillon
assaisonné constituent les éléments de base
de la recette classique.
Turbot
à la crème : le turbot pêché auprès
des côtes normandes se marie particulièrement bien
avec la sauce à la Normande: une simple béchamel enrichie
en crème.
Tarte aux pommes : pâte feuilletée ou pâte
brisée, simplement servie avec un peu de crème fraîche
ou flambée au calvados, la tarte aux pommes se décline
selon l'humeur de la cuisinière.
Les
crêpes : salées ou sucrées, de sarrasin
ou de froment, elles se dégustent tout au long de la journée
avec une bolée de cidre.
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L'Omelette
de la mère Poulard
Tout
l'art de la mère Poulard réside dans la façon
de battre les oeufs. Voici la recette légendaire :
Battez les jaunes d'oeufs au fouet, salez et poivrez-les. Montez
les blancs d'oeufs en neige très ferme avec une pincée
de sel. Faites fondre le beurre dans une poêle, puis versez-y
les jaunes battus. Ajoutez-y 1 cuillerée à soupe de
crème fraîche. Lorsque les jaunes commencent à
cuire, incorporez-y les blancs en trois fois. Enfin achevez la cuisson
sur feu vif. Servez aussitôt.
La
recette
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Le
Cidre, le Poiré et le Calvados et le Pommeau
On
extrait d'abord le jus de pomme qui après fermentation devient
le cidre. Comme un vin de grand cru, le cidre se qualifie par sa
robe, son bouquet, son arôme et sa saveur. Il existe trois
sortes de cidre: le doux, obtenu artificiellement en arrêtant
la fermentation à 2,5° d'alcool, le brut, peu sucré,
au goût de pomme plus typé, titrant entre 4 et 5°
et le cidre traditionnel, beaucoup plus sec, titrant à 5°,
fabriqué et consommé à la ferme.
Le poiré se fabrique comme le cidre mais à partir
de poires. C'est une boisson très répandue dans le
Bocage.
Le fameux " calva " normand résulte de la distillation
du cidre. Sa fabrication est très contrôlée.
Deux distillations sont autorisée par an: en automne et au
printemps. Pour obtenir un litre de calvados à 100% d'alcool
il faut environ vingt litres de cidre à 5° soit environ
27 kg de pommes. Le calvados vieillit ensuite dans des fûts
de chêne très secs.
Depuis le 16ème siècle, à la saison des récoltes,
le jus de pommes à cidre les plus fruitées est mélangé
à du calvados pour conserver sa saveur. Au début des
années 1970, le produit de ce mélange fut appelé
Pommeau de Normandie et en 1991, il a reçu l'appellation
d'origine contrôlée.
Le
conseil général du Calvados présente ses
produits du terroir.
Un
site dédié à la Normandie et à ses spécialités
culinaires
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Le
trou normand
Au milieu d'un plantureux repas, il est de tradition d'avaler un
petit verre de calvados. Explication habituelle : l'alcool dissout
les graisses! Les nutritionnistes affirment pour leur part que l'alcool
dilate les parois et qu'ainsi l'impression de satiété
s'estompe. Ainsi, le "trou normand" redonne bien de l'appétit
aux convives. Aujourd'hui, les restaurateurs l'ont remplacé
par un sorbet à la pomme arrosé de calvados.
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Coquilles Saint Jacques
La
Normandie est la principale région productrice de coquilles
Saint Jacques. La pêche qui s'effectue à l'aide de
drague est extrêmement réglementée.
La croissance
des coquilles Saint Jacques est irrégulière mais il
faut compter environ trois ans pour qu'elle atteigne la taille marchande.
Lors de l'achat, préférez des coquillages de taille
moyennes, plus goûteux plutôt que les gros qui demandent
à être escalopés.
Il existe de nombreuses façons d'accommoder les coquilles
Saint Jacques mais elles ne supportent jamais d'être trop
cuites. Elles deviennent "caoutchouteuses" et perdent
toute leur subtilité.
Des
recettes
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La
mytiliculture ou l'élevage des moules sur bouchots
Selon la légende, Patrick Walton, un irlandais fit naufrage
sur les côtes charentaise en 1235. Seul rescapé, il
tendit des filets pour pêcher. Il s'aperçut alors que
sur les piquets soutenant les filets se fixaient les moules. Le
bouchot était inventé !
Aujourd'hui
un bouchot est une ligne de 110 pieux plantés dans le sable
sur une longueur de 100 mètres.
Longtemps, cette technique d'élevage ne fut pratiquée
que sur la côte atlantique. C'est en 1954, au Vivier sur Mer,
qu'est née la mytiliculture en Baie de Mont-Saint-Michel.
Depuis, le port intercommunal Le Vivier/Cherrueix est le premier
port mytilicole de France. Il y a actuellement 271 kms de bouchots
et la production annuelle est de 10 000 à 12 000 tonnes.
Environ 300 personnes participent aux travaux et en vivent.
La
mytiliculture au Viviers-sur-mer
Myticulture et découverte en pays de Dol
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Les
huîtres de Cancale
Le centre ostréicole de Cancale était réputé
pour ses huîtres plates. Mais, vers 1920, une mystérieuse
maladie à décimé les bancs qui fournissaient
à profusion le naissin. Aujourd'hui ce naissin que les ostréiculteurs
s'efforce de recréer localement se développe dans
des parcs de pleine mer donnant une huître au goût très
particulier.
Histoire
de Cancale
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Les
cuivres de Villedieu-les-Poêles
La
tradition de la fabrication du cuivre à Villedieu-les-Poêles
est restée intacte depuis neuf siècles. Les Chevaliers
de Malte qui avaient installé une Commanderie, profitant
de la présence de minerai dans la région, ont donné
corps à cet artisanat. Repoussage, étamage, martelage,
polissage sont toujours pratiqués de manière traditionnelle.
L'atelier du cuivre reçoit chaque année 300 000 visiteurs.
Cuivrerie
à Villedieu-les-Poêles
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