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Gastronomie
La
cuisine provençale est parfumée et naturellement savoureuse
avec ses produits gorgés de soleil. Le grand jeu des légumes,
la sardine, l'anchois, la bouillabaisse, les daubes, la ratatouille,
le pistou... le goût des sauces aux épices singulières
qui donnent un goût de terroir à nuls autres comparables
en France. Et puis, bien sûr, les deux grandes stars, l'ail
et l'huile d'olive
Un
proverbe provençal affirme que le poisson vit dans l'eau
et meurt dans l'huile. En tout cas, cette cuisine qui privilégie
les légumes est bonne à déguster lorsqu'il
fait chaud, simplement arrosée d'un petit rosé de
Provence bien frais.
Les
saveurs de provence sur le site de Nice-Matin
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Au
menu
Tapenade
: purée d'olives noires pilées au mortier mélangée
avec ail, câpres et anchois. Se déguste tel quel avec
une tranche de pain grillé et aillé ou en accompagnement
de poissons ou viandes.
L'aïoli
: mayonnaise à l'huile d'olive généreusement
relevée d'ail pilée. Elle accompagne légumes
et poissons.
Le
pistou : crème à base de basilic, ail et huile
d'olive. Le mot vient du latin Pestare qui signifie écraser
car il est indispensable d'écraser les feuilles de basilic
au mortier pour bien les incorporer à la préparation.
Bouillabaisse
: le goût particulier des poissons méditerranéen,
rascasse, rouget, lotte, congre, araignée, saint-pierre,
fait la renommée de la bouillabaisse marseillaise. Elle est
servie avec une sauce traditionnelle, la rouille.
Brandade
de Morue nîmoise : onctueuse purée de morue à
l'huile d'olive et au lait assaisonnée à l'ail et
parfois de truffe.
Le
loup : nom méditerranéen du bar qui se prépare
grillé au barbecue ou au four après avoir été
farci de plumets de fenouil frais et saupoudré d'un peu de
fenouil sec.
Catigau
: fricassée d'anguilles du Rhône grillées
ou fumées.
L'agneau
de Sisteron : enivré des saveurs de la garrigue, il comble
de bonheur les gourmands avec sa viande soyeuse et subtile.
Ratatouille
: ragoût de poivrons, courgettes, aubergines, tomates et oignons
préparés à l'huile d'olive. Elle se mange froide
en hors-d'uvre ou chaude en accompagnement de poisson ou viande.
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.L'huile
d'olive
Pas de vie, pas de parfum et pas de cuisine méditerranéenne
sans l'huile d'olive ! Elle était déjà utilisée
sur l'île de Crète à l'époque du roi
Minos, 2500 ans av. J.C.

Les
olives destinées à la fabrication de l'huile sont
broyées aussitôt cueillies afin d'éviter toute
oxydation. L'extraction est effectuée selon des procédés
traditionnels comme l'utilisation de la meule de pierre. Les olives
sont malaxées jusqu'à l'obtention d'une pâte
onctueuse. On peut alors exprimer l'huile par pressage à
froid. Il faut généralement de 4 à 5 kilos
d'olives pour produire 1 litre d'huile.
Comment
la servir?
Une même huile ne convient pas à tous les mets. Trois
catégories de saveurs sont à la disposition des connaisseurs.
La " très fruitée " relève
la douceur d'une laitue, une salade de tomates et de basilic, une
tranche de pain grillée.
La " moyennement fruitée " est recommandée
pour l'antipasto, la salade de fruits de mer, le carpaccio .
La " légèrement fruitée "
est réservée pour les aliments au goût relevé
ou lorsque les épices doivent être dominantes.
Comment
l'utiliser en vinaigrette?
On compte généralement 3 cuillères d'huile
d'olive pour 1 cuillère de vinaigre. Mais on peut augmenter
la proportion d'huile pour des mets très fins ou si on ajoute
de la moutarde.
L'huile d'olive se marie tout particulièrement bien avec
le vinaigre balsamique, de vin vieux ou de Xérès et
le jus de citron.
Comment
la choisir ?
L'huile d'olive, comme le vin, possède ses grands crus. Lorsqu'on
l'achète, il faut absolument étudier l'étiquette.
Les meilleures sont généralement vendues dans des
bouteilles de verre teintées pour les protéger de
la lumière. Selon sa qualité et son fruité,
le prix de l'huile d'olive peut varier considérablement.
L'huile
d'olive extra vierge est extraite des olives par simple opération
physique ou mécanique. Elle possède un taux d'acidité
inférieur à 1 g par 100 g d'huile. C'est la meilleure.
L'huile d'olive vierge
fine possède un taux d'acidité se situant entre 1
et 2 g par 100 g d'huile;
L'huile d'olive vierge possède un taux d'acidité
inférieur à 2 g par 100 g d'huile
L'huile d'olive sans dénomination vierge ou extra
vierge possède une acidité oléique libre ne
dépassant pas 1,5 % d'huile d'olive raffinée mélangée
à l'huile d'olive vierge de bonne qualité.
L'huile d'olive raffinée a subi des traitements chimiques
ou thermiques et perdu la majorité de sa valeur nutritive.
Comment la conserver ?
A l'abri de la chaleur et de la lumière et, idéalement,
pour une période n'excédant pas deux ans. Il faut
toujours s'assurer que la bouteille d'huile d'olive est bien bouchée
car elle a tendance à absorber les odeurs environnantes.
Tout
savoir sur l'olivier
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Le
pastis
C'est
la fin d'un après-midi d'été. La lumière
s'adoucit. La chaleur s'atténue un peu. C'est l'heure où
les provençaux se retrouvent sur la place du village pour
jouer à la pétanque ou bien pour boire le pastis à
l'ombre des platanes !
Le pastis, c'est une institution et son nom évoque immédiatement
le chant des cigales
Les différents pastis sont issus d'un mélange d'alcool
concentré à 96,3%, d'essence d'anis et d'anis étoilé
provenant de la distillation de la badiane, poudre de réglisse,
eau, sucre et infusion de multiples plantes provençales,
thym, romarin, sarriette, sauge et verveine. Le mélange est
mis à macérer deux semaines à
plusieurs
mois. La préparation est ensuite filtrée, allongée
d'eau pour ramener la liqueur à 45° et contrôlée
avant la mise en bouteille.
Alors le pastis est prêt à être dégusté.
En général, un volume d'eau pour cinq volumes d'eau.
Certains ajoutent de la menthe et c'est un perroquet, de la grenadine
et on obtient une tomate ou de l'orgeat et c'est une mauresque.
Le
pastaga !
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Les
marchés
Les
marchés de Provence possèdent des vertus particulières.
Il y a bien sûr le soleil, la convivialité, l'humeur
locale et
l'art de prendre son temps, d'échanger, de
blaguer, de toucher, d'apprécier les produits à l'étal.
On se surprend à jouer du verbe et du geste tout naturellement.

Ils
regorgent de couleurs et d'odeurs délicieuses qui émoustillent
l'odorat le moins sensible. Ici ce sont les fruits gorgés
de soleil, les melons, les pêches et les abricots qui voisinent
avec les légumes, les tomates savoureuses, les aubergines
et les courgettes indispensables à la préparation
de la cuisine provençale. L'ail est roi, sur l'étal
suivant. On admire les différentes façon de le tresser.
Les olives, noires, vertes, préparées aux herbes ou
aux épices, l'huile, les herbes aromatiques, thym, romarin,
sarriette, laurier
mais aussi la lavande, les savons parfumés,
les tissus, l'artisanat en cuir
Parmi
les plus courus, le marché de Carpentras, au coeur de la
vieille ville et l'hiver, le marché aux truffes, Richerenches,
Apt, Valréas, Aix en Provence, Arles....
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Les
friandises
Le soleil rendrait-il gourmand ? La Provence en tout cas regorge
de douceurs plus subtiles les une que les autres.
Berlingots
de Carpentras : connu depuis le 17ème siècle,
ce bonbon de couleur rouge, dur et non collant au palais, est parfumé
à la menthe. Aujourd'hui, les couleurs varient et les parfums
se sont élargis : orange, citron, anis et café.
Calissons
: petits fours à la pâte d'amande, délicatement
parfumés à la fleur d'oranger et nappés de
sucre glace d'Aix en Provence. Il aurait vu le jour en 1454 lors
des noces du roi René.
Fougasse
d'Aigues-Mortes : ce pain traditionnel sucré est ici
délicatement parfumé à la fleur d'oranger
Fruits
confits : les papes et Madame de Sévigné ont favorisé
les développement de la fabrication de fruits confits dont
Apt est devenu la capitale. Les fruits gorgés de soleil sont
confits par plusieurs bains successifs de sucre. Ils sont délicieusement
parfumés et très moelleux.
Miel
du Lubéron : les abeilles butinent dans la garrigue les
fleurs de thym, de romarin et de lavande. Cela donne des miels très
parfumés qui ont des actions thérapeutiques désinfectantes
l'hiver venu.
Navettes
: traditionnel biscuit de Marseille à la fleur d'oranger
en forme de barque que l'on dégustait à la chandeleur
mais que l'on trouve maintenant toute l'année
Nougat
: qu'il soit d'Allauch, de Sault ou de Montélimar, le nougat
blanc, onctueux et très tendre et le nougat noir, délicatement
caramélisé sont fabriqués avec du miel de lavande
et des amandes.
Papaline
: cette friandise composée de chocolat fin, de sucre et de
liqueur d'origan a vu le jour à Avignon en 1960 en mémoire
des papes qui, si on en croit l'histoire, étaient gourmands
!
Tartarinades
: bonbons au chocolat de Tarascon.
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La
lavande
Venue
de l'ouest du bassin méditerranéen, la lavande était
déjà utilisée par les Romains pour conserver
le linge et parfumer les bains. Dès le Moyen Age, en Provence,
on cueille les fleurs de la lavande sauvage, mais c'est à
partir du 19ème siècle que la culture se développe.
Il
existe plus d'une vingtaine d'espèces de lavande mais trois
d'entre elles sont prédominantes sur les collines de Provence
: la lavande vraie, l'aspic et le lavandin.
La
lavande vraie ou Lavandula Angustifolia est appelée aussi
Lavande fine ou Lavande femelle. Elle se cultive à moyenne
altitude, de 800 à 1300 mètres.
Les vertus olfactives de son huile essentielle sont extrêmement
prisées par les parfumeurs.
L'Aspic
ou Lavandula Latifolia, connue également sous le nom de Grande
Lavande ou Lavande Mâle présente beaucoup de points
communs avec la lavande fine mais ses feuilles sont plus larges
et ses rameaux comportent plusieurs épis. Elle pousse entre
600 et 800 mètres et fleurit un peu plus tardivement dans
la saison. Son odeur est forte et camphrée.
Le
lavandin est une espèce hybride issue de la pollinisation
de la lavande vraie et de la lavande aspic. Ses épis sont
beaucoup plus développés et forment des touffes de
forme arrondie et régulière. Son rendement à
l'hectare est quatre à cinq fois plus élevé
que la lavande vraie et sa production d'essence jusqu'à dix
fois supérieure. Sa culture est devenue majoritaire. Elle
représente aujourd'hui 80 % de la surface cultivée.

On
en extrait de l'essence ou de l'huile essentielle pour la cosmétologie
mais aussi pour la médecine car elle possède nombre
de propriétés. Les abeilles nous gratifient d'un excellent
miel de lavande et les fleurs séchées servent à
confectionner de jolis bouquets ou à parfumer le linge dans
les armoires.
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Le
savon de Marseille
Une
institution ! Le savon de Marseille était devenu désuet
dans les années soixante mais avec la montée de l'écologie
et la recherche des produits les plus naturels possible, il connaît
un regain de popularité. Il a la réputation de ne
pas agresser la peau et il est conseillé pour le lavage du
linge, de la soie, de la dentelle et des vêtements des bébés.
La
fabrication du savon est une tradition marseillaise depuis le 18ème
siècle. Une quinzaine de savonneries a fait de Marseille
le premier centre méditerranéen de production et d'expédition
des savons à base d'huile d'olive et de soudes naturelles.
C'est en 1688, sous Louis XIV, que les premières réglementations
concernant la fabrication et le marquage du savon sont instaurée.
Ces règles fixées par le Roi Soleil sont encore en
vigueur aujourd'hui.
Le
véritable savon de Marseille est un produit naturel fabriqué
exclusivement à partir d'huile végétale de
coprah, de palme et d'olive, sans aucun colorant ni adjuvant de
synthèse. Il doit contenir impérativement 72% d'huile,
pourcentage estampillé sur chaque cube de savon. 14
jours sont nécessaires pour obtenir un savon. Les huiles
végétales et la soude sont d'abord mélangées
dans un grand chaudron. La pâté est ensuite cuite pendant
10 jours à une température de 120°. Puis elle
est lavée pour éliminer la soude et mise au repos
pendant 2 jours. Après avoir séché 48 heures
durant à une température de 50 à 60°, le
savon est prêt à être découpé en
pains de 35 kg.
Entre le début de sa fabrication, et sa mise en vente, un
mois passe.
Le
site de l'authentique savon de Marseille
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Les
santons
A
Noël, pour faire sa crèche ou la compléter, les
provençaux achètent chaque année un ou deux
nouveaux santons.
La
tradition des santons, petit saint en Provençal, est née
pendant la Révolution française pour remplacer les
crèches des églises fermées pendant cette période.
Ils représentaient d'abord essentiellement les personnages
bibliques faits d'argile séché et peint à la
main. Et puis les santonniers se sont inspirés des personnages
de Marcel Pagnol.
La
crèche est une étable provençale et tous les
personnages qui viennent saluer la divine naissance sont les artisans
de la vie rurale, les charrons, forgerons, menuisiers, charpentiers,
et le petit peuple de la rue, vêtu du costume traditionnel
provençal, tous porteurs d'offrandes.
La
bible raconte que Dieu pétrit l'homme dans ce limon. La Provence
souligne que le santonnier pétrit ses figurines dans la même
terre encore gorgée d'eau et de soleil. Alors tout l'art
du santonnier réside dans une expression, un geste
L'histoire des peuples se nourrit de récits que la tradition
enjolive et les santons de Provence témoignent des traditions
des gens d'ici.
Les
santons, en tout cas, sont un plaisir pour tous. La diversité
des personnages semble inépuisable et à chaque instant,
on a envie de se laisser tenter. A l'approche de Noël, il faut
se rendre aux marchés et foires aux santons. Les plus importantes
sont celles d'Aubagne, de Marseille et d'Aix-en-Provence.
Les
santons : fabrication, histoire, personnages, santonniers.
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Les
jeux de boules
C'est
la distraction populaire par excellence. Il faut lancer des boules
en métal le plus près possible du cochonnet, une bille
en buis et déloger en les frappant celles de l'équipe
adverse. Les plus adroits réussissent le coup en prenant
exactement la place de l'adversaire et en répétant
son geste. Cela s'appelle " faire un carreau ".
Sur une distance courte, on joue à la " pétanque
", c'est à dire, les pieds joints (les pieds tanqués,
d'où l'origine du mot) placés dans un cercle. Sur
des distances de plus de dix mètres, le jeu s'appelle la
" longue ". Cette dernière manière est typiquement
provençale.
Le goût méridional pour la palabre et la présence
de spectateurs passionnés, prompt à la galéjade,
transforme ces rencontres en une moderne commedia dell'arte interprétée
avec jubilation.
Quant à l'appréciation des distances entre boules
et cochonnet, elle suscite les plus vives controverses. Chacun affirme
avoir le compas dans l'il, invoque la bonne Mère, puis
finit par s'incliner devant le verdict du mètre pliant.
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La
sieste
Tous
les provençaux, petits et grands se plient au rituel du "
pénéquet ", le petit somme de l'après-déjeuner.
C'est un rituel auquel on ne saurait déroger lorsque la chaleur
est accablante. Les volets fermés, il est bon de prendre
son temps dans la pénombre et la fraîcheur des maisons,
bercé par le chant stridulent des cigales.
Certes la sieste appartient au folklore latin, pourtant ils sont
de plus en plus nombreux ceux qui sont persuadé que la sieste
n'est pas un réflexe de tire-au-flanc, mais un moyen d'améliorer
la mémoire, l'humeur, la créativité, le jugement,
les capacités à communiquer,
Et si l'on en croit le président de la République
lui même, "il est de fait que la sieste facilite grandement
la vie de ceux qui la pratiquent régulièrement ".
Jacques Chirac poursuit dans cette préface à "l'art
de la sieste", un livre de Bruno Comby . " La sieste,
poursuit-il, est une recette d'équilibre à la portée
de tous, quand on sait qu'un seul quart d'heure de bon repos suffit
pour réparer les plus grandes fatigues".
La
sieste de A à Z
sur le site de Libération.
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