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Arles
est née sur un rocher au-dessus des marais qui annoncent
le delta du Rhône. Au cours du IVe siècle,
des tribus celtes créent sur cette colline une ville
que les romains transcriront Arelate, la ville près
des marécages, afin de concurrencer la puissante
Massilia.

La
conquête en 118 avant J.C. de la Provence par les
romains lui permet de prendre son essor. La ville apporte
son aide à Jules César en plein siège
de Marseille en lui fournissant 49 navires en un mois. En
gage de reconnaissance, César fondera à Arles
une colonie romaine en 46 av J.C. dont dépendra le
territoire de Marseille. Nouvelle capitale provinciale romaine,
Arles prend alors le nom de Julia Paterna Arelate Sextanorum.
Sous le règne d'Auguste, la ville s'installe sur
la colline avec son cortège d'habitations et de monuments
: enceinte fortifiée, forum, temples, arènes,
théâtre, thermes, basilique. En 306 après
J.C., l'empereur romain Constantin choisit Arles pour résidence,
qui devient Gallula Roma Arelas, Arles, la petite
Rome des Gaules.
Au cours des siècles, la ville
est en butte à toutes les invasions. Il faudra attendre
1481 pour voir la ville intégrée au royaume
de France.
Aujourd'hui,
Arles est une ville de traditions provençales, entre
les Alpilles et la Camargue, qui jouit de son riche et fascinant
passé.
Et, s'il faut associer un nom illustre à cette ville,
c'est sans aucun doute celui de Vincent Van Gogh. Le peintre
est arrivé à Arles en février 1888
afin de peindre dans cette lumière si particulière
à la Provence. Il s'installe dans la fameuse "maison
jaune" qu'il partagera pendant deux mois avec Gauguin.
La relation entre les deux peintres se dégrade et,
à la suite d'une dispute, Vincent se coupe l'oreille
gauche. Van Gogh fera alors plusieurs séjours à
l'hôpital. Le 8 mai, il quitte Arles pour l'asile
de Saint-Rémy-de-Provence. Durant son séjour,
il aura peint plus de deux cents toiles dont la série
des Arlésiennes, les Tournesols, des scènes
de moissons, le Café de Nuit et bien d'autres.
Sa correspondance avec son frère Théo témoigne
de son plaisir à peindre les paysages arlésiens
: [...]
Au cours de son périple à travers la France,
le romancier anglais Henry James s'est arrêté
à Arles et offre au lecteur le portrait d'une arlésienne
:
"C'était
une grande femme placide, qui avait largement quitté
les rivages de la quarantaine, d'une féminité
intense, merveilleusement riche et robuste cependant, et
pleine d'une certaine noblesse physique. Bien qu'elle ne
fut pas vraiment vieille, elle avait quelque chose d'antique
et elle était très sérieuse, pour ne
pas dire un peu triste. Elle avait la dignité d'une
impératrice romaine et elle maniait les pièces
de cuivre comme si elles avaient porté l'effigie
de César. J'ai vu dans le Trastevere des lavandières
qui étaient peut-être aussi belles qu'elle;
mais la coiffe de la contadina romaine donne moins de dignité
à celle que sa naissance destine à la porter
que la coiffure arlésienne, pleine de douceur et
de majesté, qui se pose à la fois au-dessus
et en arrière de la tête, qui s'accompagne
d'un large noeud noir recouvrant une grande partie de la
couronne et qui, enfin, s'harmonise indiciblement bien avec
la façon dont les tresses sont ramenées derrière
les oreilles."
Voyage en France
Parmi les vestiges romains de la ville, citons le théâtre
antique construit sous Auguste au Ier siècle après
J.C., dont il ne reste que quelques ruines. Chaque année,
en juillet, a lieu dans ce cadre un Festival de danse, de
musique, d'art lyrique et dramatique.
Plus
récentes, les Arènes doivent leur bon état
de conservation à leur aménagement en forteresse
contre les invasions. Les gladiateurs et les fauves qui
s'affrontaient dans l'arène sont aujourd'hui remplacés
par des taureaux et des matadors qui s'offrent en spectacle
lors des célèbres corridas d'Arles.
Les Alyscamps étaient le séjour des morts
bienheureux chez les anciens. De l'époque romaine
à la fin du Moyen Age, ils ont constitué la
plus célèbre nécropole de l'Occident.
Prosper Mérimée entreprit une visite de la
France dans le cadre de son métier d'inspecteur du
patrimoine. Il rapporte sa visite aux Alyscamps dans son
récit, Notes d'un voyage.
"Les
champs-Elysées (Eliscamps), qui maintenant forment
une espèce de promenade pour les Arlésiens,
étaient autrefois un vaste cimetière, comme
le prouve le nombre prodigieux de tombeaux antiques plus
ou moins ornés, qu'on a extraits à différentes
époques, et ceux qui bordent encore le chemin. Dans
toutes les fermes des environs, les auges des bestiaux sont
des tombeaux de pierre ou de marbre, et l'on traverse les
nombreux canaux qui divisent les propriétés,
sur des couvercles de tombes qui servent de ponts. Les plus
précieux de ces monuments sont déposés
au musée d'Arles. Je n'en ai guère vu qui
m'aient paru plus anciens que le IV ème siècle.
"
Non loin d'Arles, à Fontvieille,
se dresse le moulin où aimait venir Alphonse Daudet
à l'occasion de ses promenades dans la région.
Il écrivit les Lettres de mon moulin à
Paris mais était très attaché à
ce pays. Dans ce même livre, l'auteur dresse le portrait
d'Arles, "cette merveilleuse petite ville" : [...]
Site officiel
de la ville d'Arles : des informations statiques (culture,
éducation, patrimoine, tourisme) et des informations
dynamiques (hôtels, immobilier, économie). Site
très complet.
Le meilleur
d'Arles : telle est la manière dont se définit
ce site ! Outre des informations classiques sur la ville,
il offre différents services : e-cards, plans panoramiques
animés de la ville, localisation d'une adresse sur
un plan, bons plans culturels ...
Le festival
Les Suds : programme des festivités pour cet été
sur un air de musique du monde. Très beau site qui
donne envie d'aller faire la fête à Arles !
Vincent
Van Gogh : site présentant l'homme, le peintre,
son parcours, son oeuvre et des extraits de sa correspondance.
Une sélection de liens vient compléter ce portait
de Van Gogh.
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