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Azay-le-Rideau
tient son nom d'un de ses seigneurs, armé chevalier par
Philippe Auguste et bâtisseur d'une forteresse puissante.
C'est sur les ruines de cette forteresse que s'élèvera
le somptueux château d'Azay-le-Rideau. En effet, en 1418,
le dauphin Charles VII fit une halte dans le village d'Azay et
essuya les insultes de la garnison du duc de Bourgogne en place
dans la forteresse. Pour affirmer son autorité et laver
cet affront, le dauphin assiège la fortesse, pend les 350
soldats bourguignons puis rase et brûle le château
et les fortifications d'Azay. Jusqu'au XVIIIe siècle, le
village portera le nom d'Azay-le-Brûlé.

Partiellement
reconstruit à la fin du XVe siècle, le château
devient la propriété de Marcelin Berthelot, Maitre
de la Chambre des Deniers des Rois Louis XI et Charles VIII. De
1518 à 1527, la famille Berthelot se consacre à
faire du château un petit bijou de la Renaissance. Bâti
sur les rives de l'Indre, le château d'Azay a souvent été
considéré comme le rival de Chenonceaux, dominant
le Cher.
Suite à un revers de fortune, Gilles Bertelhot perd le
château qui va passer de mains en mains au cours des siècles.
En 1905, l'Etat Français rachète le château.
Au
XIXe siècle, Honoré de Balzac, natif de Tours, situe
son roman Le Lys dans la vallée dans la vallée
de l'Indre, à proximité d'Azay-le-Rideau. C'est
aussi tout près d'Azay que le romancier composa nombre
de ses ouvrages. En effet, entre 1823 et 1837, Balzac avait l'habitude
de se retirer au château de Saché pour écrire
et enrichir la somme romanesque qu'est La Comédie Humaine.
"Imaginez,
au-delà du pont deux ou trois fermes, un colombier, des
tourelles, une trentaine de masures séparés par
des jardins, par des haies de chèvrefeuilles, de jasmins
et de clématites; puis du fumier fleuri devant toutes les
portes, des poules et des coqs par les chemins. Voilà le
village du Pont-de-Ruan, joli village surmonté d'une vieille
église pleine de caractère, une église du
temps des croisades, et comme les peintres en cherchent pour leurs
tableaux.
Encadrez le tout de noyers antiques, de jeunes peupliers aux feuilles
d'or pâle, mettez de gracieuses fabriques au milieu des
longues prairies où l'oeil se perd sous un ciel chaud et
vaporeux, vous aurez une idée d'un des mille points de
vue de ce beau pays.
Je suivis le chemin de Saché sur la gauche de la rivière,
en observant les détails des collines qui meublent la rive
opposée. Puis enfin j'atteignis un parc orné d'arbres
centenaires qui m'indiqua le château de Frapesle. J'arrivai
précisément à l'heure où la cloche
annonçait le déjeuner.
Après le repas, mon hôte, ne soupçonnant
pas que j'étais venu de Tours à pied, me fit parcourir
les alentours de sa terre où de de toutes parts je vis
la vallée sous toutes ses formes : ici par une échappée,
là toute entière; souvent mes yeux furent attirés
à l'horizon par la belle lame d'or de la Loire où,
parmi les roulées, les voiles se dessinaient de fantasques
figures qui fuyaient emportées par le vent.
En gravissant une crête, j'admirai pour la première
fois le château d'Azay, diamant taillé à facettes,
serti par l'Indre, monté sur des pilotis masqués
de fleurs. Puis je vis dans un fond les masses romantiques du
château de Saché, mélancolique séjour
plein d'harmonies, trop graves pour les gens superficiels, chères
aux poètes dont l'âme est endolorie."
Ce "diamant taillé à facettes" provoqua
également l'admiration de Henry James, écrivain
anglais dont le récit de voyage est riche d'observations
et d'anecdotes. Voici un extrait de Voyage en France, consacré
à Azay-le Rideau : [...]
Azay-le-Rideau
sur le net :
Azay-le
Rideau : le château, l'église, la vallée
du Lys.
Site des monuments
de France : description du château, visites, horaires
d'ouverture, bibliographie.
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