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La
ville de Saint-Malo tient son nom d'un moine du pays de Galles qui
s'appelait Mac Low. D'après la légende, le moine se
serait installé au VI e siècle sur l'îlot d'Aaron
qui devint plus tard la ville de Saint-Malo.

François-René de Chateaubriand, natif de Saint-Malo,
invite le lecteur de ses Mémoires d'outre-tombe à
découvrir la géographie de cette ville où il
repose désormais. [...]
L'histoire de Saint-Malo est fortement déterminée
par sa situation géographique. Simplement reliée au
continent par une bande de terre nommée le Sillon, la ville
a rapidement développé une architecture défensive
et une économie tournée vers le commerce maritime.
Les premières enceintes furent construites au Moyen Age puis
fortifiées et agrandies au XVIIe siècle par Vauban.
Suivons Flaubert en promenade sur les remparts de Saint-Malo. [...]
Ville d'accueil de nombreux immigrés au cours des siècles,
Saint-Malo devint rapidement un port très actif. Non seulement,
il fut l'un des pôles du premier circuit maritime triangulaire
( morue pêchée en Terre-Neuve, vendue en Italie contre
de l'alun, lui-même réexpédié vers l'Europe)
mais aussi un vivier de grands navigateurs et de corsaires.
Jacques
Cartier fut chargé par François Ier d'aller "de
ce royaume ès Terres Neufves pour découvrir certaines
ysles et pays où l'on dit qu'il se doibt trouver grant quantité
d'or et autres riches choses". Le navigateur partit de Saint-Malo
le 20 avril 1534 avec deux navires afin de découvrir le Nouveau-Monde.
Le 24 juillet, Cartier et son équipage s'arrêtent à
Gaspé, port du Canada et prennent possession du territoire
au nom du roi de France. L'année suivante, Cartier entreprit
un nouveau voyage et remonta le fleuve Saint-Laurent jusqu'à
l'emplacement actuel de Montréal.
Robert
Surcouf est un armateur et corsaire malouin qui fit fortune à
travers les océans en pratiquant la traite clandestine des
Noirs et en menant une guerre de course contre les anglais. Le terme
de course renvoie à l'activité des navires combattant,
avec l'autorisation plus ou moins explicite d'un gouvernement, le
commerce naval d'un Etat ennemi. Les exploits
maritimes de Surcouf font désormais parties de la mémoire
collective malouine.
Indépendante et offensive, Saint-Malo et
ses habitants inspirèrent à Flaubert la phrase suivante,
tirée de son récit de voyage en Bretagne, Par les
champs, par les grèves :
"Placé
entre la Bretagne et la Normandie, ce petit peuple semble avoir
à la fois : de la première, la ténacité,
la résistance granitique; de la seconde, la fougue, l'élan.
Marins ou écrivains, voyageurs de tous océans, ce
qui les distingue surtout c'est l'audace (...)."
De la ténacité et de l'audace, il en fallut aux malouins
au lendemain de la seconde guerre mondiale pour reconstruire leur
ville détruite par les bombardements.
Quittons Saint-Malo sur un coucher de soleil livré par Stendhal
au cours des ses Mémoires d'un touriste. [...]
Retrouvez
Saint-Malo sur le net :

Saint-Malo.com,
le portail de la région malouine : vie locale, tourisme,
hébergement, informations pratiques ...
Le site de la
ville de Saint-Malo : site bilingue offrant des informations
sur la météo locale et les marées, un panorama
dynamique de la ville, un calendrier événementiel
...
Ces sites font parties du ring
de Saint-Malo.
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