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La route de l'Olivier en Baronnies
La
frange occidentale des Baronnies forment un ensemble accidenté
de collines et de coteaux d'une réelle beauté
où l'olivier règne en maître. L'itinéraire
va de Buis-les-Baronnies à Nyons en passant par Mollans-sur-Ouvèze
et Mirable aux Baronnies.
L'olivier
est l'arbre symbole de la Méditerranée et
participe de sa culture. L'arbre, raconte la légende,
fut offert aux hommes par les dieux de l'Olympe. Un jour
d'ennui, ils décidèrent de s'assurer que les
hommes vivaient convenablement et n'oubliaient pas de les
honorer. Ils arrivèrent alors que les habitants de
l'Attique cherchaient désespérément
un nom pour leur nouvelle ville. Poséïdon et
Athena offrirent simultanément leur nom. Celui qui
donnera à la ville le plus important cadeau, aura
cet honneur, trancha Zeus.
Poséïdon gratta la terre avec son trident et
fit surgir un cheval tandis qu'Athéna fit jaillir
du sol un olivier, démontrant que la nourriture provenait
d'abord du sol et qu'un olivier pouvait rendre à
l'homme des services innombrables. Toutes les femmes votèrent
pour la déesse de la sagesse qui devint la protectrice
et déesse éponyme de la ville d'Athènes.
Elle couvrit les collines d'oliveraies et enseigna à
l'homme ses mille et un usages.
Reconnaissant les qualités vitales de l'olivier,
Zeus, le dieu des dieux, a choisi le rameau d'olivier pour
symbole !
Notre
ballade en Baronnies nous ramène dans un registre
plus concret puisqu'on y visite essentiellement des moulins
et des musées qui expliquent l'utilisation de l'olive,
de sa culture jusqu'à sa transformation en huile
d'olive.
La
route de l'olivier
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La Camargue

Entre les deux bras du Rhône sur 85 000 hectares s'étire
la Camargue, une vaste plaine humide qui s'étale
à perte de vue. Aucun point du delta n'atteint plus
de 4,50 mètres au-dessus du niveau de la mer. Cette
région est l'oeuvre d'un fleuve respecté par
les gardians et les manadiers qui l'ont apprivoisé
comme on apprivoise un animal sauvage, en sachant que rien
jamais, avec la nature, n'est acquis.
Les
terres alluviales de la Camargue proviennent de l'apport
du Rhône dont le cours a changé plusieurs fois
de lit au fil des siècles. La situation n'a été
stabilisée qu'à la fin du 19ème siècle
grâce à l'endiguement du Rhône et la
construction d'un système de canaux d'irrigation
et de drainage qui amène l'eau douce du Rhône.
Ces travaux ont permis la création des rizières
et l'aménagement des champs de céréales
et des prairies du nord.
Les Saintes-Maries-de-la-Mer, à l'origine village
de pêcheurs, est devenue le centre touristique de
la région tout en essayant de ne pas vendre son âme
au diable. La petite ville renoue avec ses traditions chaque
année pour le pèlerinage des gitans ou la
fête des gardians mais aussi à chaque occasion,
un mariage de manadiers par exemple ou les fameuses "ferrades
" grands raouts qui ont habituellement lieu le dimanche
matin au cours desquels les taureaux sont marqués au fer.
L'élevage
des fameux petits taureaux noirs , le " biou "
en provençal, appartient à l'histoire de la
Camargue. Son existence remonte à l'antiquité,
il ferait partie de la dernière ramification vers
l'ouest de la grande race bovine asiatique. Il est plus
petit et moins massif que son cousin andalou et reconnaissable
à ses cornes en forme de lyre. Il coule des jours
paisibles dans ses pâturages avec ses congénères.
Ils sont tout de même 10000 à 12000 répartis
sur plus de 100 manades. Ceux qui sont prédisposés
deviennent des " cocardiers " et participent aux
courses camargaises où, précisons le, les
animaux ne sont jamais mis à mort. Au contraire,
certain deviennent de vraies stars !

Cette
Camargue sauvage qui abrite en plus des taureaux noirs,
des chevaux blancs et des flamants roses s'étend
sur une vaste mosaïque de roselières, de lagunes
d'eau saumâtre et de steppes de sel avec de maigres
bosquets de tamaris. Parmi les étangs, celui de Vaccarès,
pièce maîtresse de l'équilibre de la
Camargue, régule les niveaux de salinité de
l'eau. Car la Camargue est avant tout terre d'opposition
et d'équilibre. Ici, s'affrontent tous les jours
rigueur et tolérance, fluctuations et équilibre,
abondance et désert, paradoxe et réalité.
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la Camargue
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La tauromachie
Se
mesurer au taureau, est un défi qui appartient à
la culture provençale comme le montre le succès
de la course camarguaise et de "l'abrivado" ,
ce lâcher de taureaux dans la rue, certes encadré
par les manadiers, qui permet à monsieur tout le
monde de le défier. Rien à voir avec la corrida
venue d'Espagne même si les aficionados sont souvent
les mêmes qu'on retrouve dans les arènes.

La Course Camarguaise est aussi appelée Course Libre
car il s'agit tout simplement d'une véritable course
libre entre l'homme et le taureau.
Les
tenues vestimentaires des hommes, raseteurs et tourneurs,
sont exclusivement blanches. Leur seul "outil de combat"
est un crochet qui leur permet d'attraper les attributs,
cocarde, glands et ficelles, accrochés aux cornes
de taureaux , des "cocardiers" toujours de pure
race Camargue reconnaissable par ses cornes pointant vers
le haut.
Durant
les 15 mn passées dans les arènes, le taureau
est roi. Il est la vedette de la Course Camarguaise tout
autant que les "raseteurs". Après leur
prestation, les taureaux reviennent vivre paisiblement chez
leur pâturage. Au fil des combats, de plus en plus
rusés, ils peaufinent leur stratégie. L'histoire
garde en mémoire de sacrés phénomènes,
de véritables stars de l'arène dont le nom
était inscrit en gros sur l'affiche, parfois même
en plus gros que ceux des hommes !
La
course camarguaise
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