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La
Provence antique
Aucune autre région de France ne conserve de telles
traces de son passé antique. L'empreinte romaine
y fut plus profonde et durable que dans le reste de la Gaule.
Sitôt installés en Provence, les Romains mettent
en place les trois grandes voies de communication, les voies
Aurélienne et Domitienne et la route d'Agrippa.
La
Gaule transalpine s'est vite intégrée au monde
romain. Elle a bénéficié pleinement
des apports de la Civilisation romaine et profité
ainsi d'un mode de vie urbain agréable : aqueducs,
thermes, théâtres, arènes
Celles
de Nîmes accueillaient jusqu'à 20 000 visiteurs.
Ainsi, elle a soutenu César sans état d'âme
pendant la guerre des Gaules.
La
civilisation gallo-romaine connaît son apogée
entre les 1er et 3ème siècle, sous l'impulsion
de l'empereur Auguste et, plus tard, d'Antonin le Pieux,
d'origine nîmoise. C'est de cette époque que
datent la plupart des monuments remarquablement conservés.
Après
Orange avec son arc de triomphe et son magnifique théâtre,
on visite à Vaison-la-Romaine les impressionnants
vestiges gallo-romains, répartis sur plusieurs sites.
Un arc de triomphe à Carpentras et les murs romains
d'Avignon précédent la découverte du
plateau des Antiques aux portes de St Rémy et, de
l'autre côté de la route, les vestiges de la
vieille cité de Glanum.
Arles
avec son amphithéâtre, son théâtre
antique, ses mystérieux cryptoportiques, les thermes
de Constantin, la nécropole des Alyscamps et un excellent
musée est exceptionnellement riche en vestiges romains.

Les
arènes de Nîmes, la Maison Carrée. le
temple de Diane dans le jardin de la Fontaine et la tour
Magne, le plus imposant vestige de la très longue
enceinte romaine sont les étapes obligées
pour la découverte de la " Rome française
".
Vaison
la Romaine
Arles
Histoire
de Nîmes
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Les villages perchés du
Pays d'Apt

Datant
du moyen-âge, de nombreux villages tels que Bonnieux,
Ménerbes, Oppède-le-Vieux, Gordes ont été
construits sur les hauteurs et fortifiés de façon
à ce que les habitants soient protégés
des multiples envahisseurs. La valeur stratégique
de ces agglomérations perdurera pendant tout le Moyen
Age et une partie de la Renaissance notamment au cours des
guerres de religion. Perchés sur des espaces étroits,
ils offrent bien souvent des vues magnifiques sur les paysages
alentours. L'harmonie des couleurs ocres et des formes architecturales
ajoute à l'envoûtement des lieux.
Juché
sur sa colline, Bonnieux domine la vallée
dont il commande l'accès par le sud. Il fut un oppidum
habité dès l'époque néolithique.
De la terrasse, un escalier mène à "
l'église vieille "qui est entourée de
très beaux cèdres centenaires.
Ménerbes
est l'un des plus célèbres villages perchés
du Luberon. Il est placé sous le patronage de Minerve,
la déesse de la sagesse et des arts. Déambuler
dans ses rues jusqu'à la place de l'Horloge qui domine
le beffroi de la ville et son sobre campanile en fer forgé
est un plaisir. La citadelle qui fut prise par les calvinistes
en 1573 joua un rôle important dans les guerres de
religion.
Le
"vieux village" d'Oppède-le-Vieux
taillé dans le roc d'un éperon rocheux est
apprécié pour la beauté de ses habitations
restaurées grâce à l'intervention d'artistes
et d'hommes de lettres qui s'emploient à préserver
son authenticité.
Gordes
est planté sur une falaise à l'extrémité
du plateau du Vaucluse. Le hasard historique a fait de Gordes
une place frontière jusqu'à la Révolution
relevant d'une manière assez particulière
d'un diocèse situé à l'étranger
! Les calades, ruelles pavées bordées de caniveaux
à deux rangées de pierre, s'achèvent
parfois en escalier. Elles se faufilent entre de vieilles
et hautes maisons qui prennent appui sur les vestiges des
fortifications.
Les
villages du Lubéron
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Sur
les traces de Marcel Pagnol
La
Provence a été sujet d'inspiration pour nombre
d'écrivains, Frédéric Mistral, Alphonse
Daudet et, plus proche de nous, Marcel Pagnol. Ce dernier,
en plus, l'a mise en scène dans ses films et c'est
merveille aujourd'hui de pouvoir retrouver les univers d'Angèle,
de César, d'Ugolin et de Manon des Sources.

Dans Aubagne, sa ville natale, les souvenirs de Pagnol sont
partout présents. On peut voir sa maison natale sur
le cours Barthélémy, au numéro 16 et
visiter " le petit monde de Marcel Pagnol ", une
mise en scène avec des santons à l'effigie
des populaires personnages nés de l'imagination de
l'écrivain.
Marcher
dans le massif tant aimé du Garlaban permet de retrouver
les paysages de ses films. Le chemin de Ruissatel conduit
à l'Esplanade des Pins d'où la vue est très
belle. Ensuite, nous découvrons le Puits de Raimu.
De fait, l'original a disparu depuis le tournage de "La
Fille du Puisatier". Toutefois, en s'asseyant au bord
de celui-ci, on n'a aucune peine à imaginer le grand
Raimu, aux côtés de Fernandel en cette année
1940... A Eoures, on découvre le magasin où
fut tourné le Schpountz.
Allauch
est un village typiquement provençal situé
dans la ceinture de collines qui ferme le site de Marseille,
et à égale distance par rapport à Aubagne.
C'est dans les collines avoisinantes où il aimait
tout particulièrement aller se promener que Pagnol
a tourné de nombreux films. Là aussi demeurent
des lieux mythiques : les grottes de la "Baume Sourne",
"des Pestiférés" et du "Grosibou"
.
A
la Treille, le petit village, perché sur une colline,
la fontaine laisse couler un mince filet d'eau très
fraîche. C'est dans son cimetière que repose
Marcel Pagnol.
Marcel
Pagnol, académicien, écrivain et cinéaste
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Marcel Pagnol
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